
Très jeunes, je lisais, je dévorais….enfin sauf les livres « imposés » par l’école, notamment au collège et au lycée.
Je me souviens être en cours d’allemand et avancer en cachette de ma lecture d’un livre qui parlait d’une panne d’electricité mondiale dans un monde hyper industrialisé et automatisé (je me souviens que les morts étaient installés derrière une glace refrigérée et on pouvait « leur rendre visite »), donc de la chute d’une société qui ne savait plus rien faire en autonomie. Les hommes sont revenus aux fondamentaux pour leur survie.
Je n’arrivais tellement pas à avancer dans ma lecture, que j’utilisais un autre cours pour tenter d’avancer laborieusement page après page.
Je ne me souviens plus du titre, et j’ai tenté de goolelisé en vain pour écrire cet article. Dans les mêmes souvenirs de lutte acharnée contre ma motivation « Le joueur d’échec » de Stephan Zweig…
Maintenant, ces livres me plairaient… mais vers mes 15 ans, c’était la corvée.
Je ne sais pas trop à quel moment j’ai arrêté de lire… J’ai toujours eu des livres dans mes cartons, j’ai découvert Bernard Werber en école d’art par exemple, je lisais le soir, ainsi que tous les livres que je découvrai par mes cours à ce moment là qui étaient plus que variés et cela me passionnait. J’avais 20 ans.
Puis je me souviens avoir dévoré tous les livres de Paulo Coelho (j’ai découvert l’Alchimiste en classe de 1ère)… ou échangés avec mon père et ma tante sur Le Zahir qui était le livre pour illustrer l’amour parfait !
Tout le monde me voyait comme une lectrice, mais soyons honnête, je ne l’étais plus tant que ça.
Pas le temps, pas l’envie, pas l’élan, pas le budget… autant d’excuses discutables…
Alors quand mon fils aîné s’est mis à dévorer les livres dès le CE1 puis tout son primaire au point de lire en cachette en cachant le livre dans sa case pendant les cours, cela m’a fait bizarre car ce n’était carrément pas l’exemple qu’il avait à la maison, même s’il a toujours eu des livres et une maman et un beau père pour lui raconter…
La notion de temps est depuis longtemps pour moi une excuse bien pratique. Depuis que j’ai noté sur 1 semaine ce que je faisais chaque heure… cela m’a fait prendre conscience du temps utilisé voire gaspillé et justement « réaffectable » ailleurs.
Mes enfants avaient leur abonnement à la bibliothèque et une étagère toujours bien fournie et mes livres à moi prenaient la poussière et je ne me rendais que très rarement au rayon adulte de la médiathèque. Je lisais toujours aléatoirement, j’échangeais des livres avec ma maman, en commandais même pour mes anniversaires…
Mais mes lectures tournaient beaucoup autour de ce qui me passionnait : le dev perso d’une manière générale, et ces dernières année l’human-design, les plantes, le do-it my self, les soins énergétiques, et diverses pratiques. Le soucis lorsqu’on exerce un métier passion, c’est la frontière….
Dans mon cas, lire ce type de livre, m’excite, me stimule : cela me donne des idées instantannées de développement de mon business, de nouvelle formation, d’ateliers et j’en passe, donc l’envie de prendre des notes et ça fuse. Autant te dire que pour dormir, c’est super moyen.
En decouvrant l’human-design, j’ai compris que cela allumait mon sacral, donc mon énergie, donc ma phase créative qui dure jusqu’à 5h du mat.
Puis, une bascule dans la vie de mes enfants m’a fait m’intéresser aux livres anti stress, HPI, neuroatypique, TSA, anxiété etc. Bon, là aussi j’ai saturé, car j’en bouffais déjà toute la journée.
Alors le soir, pour me vider la tête, je regardai la TV (enfin netflix et compagnie). Parfois en sélectionnant réellement des films ou séries qui me passionnaient (en général l’histoires de femmes qui revendiquent leurs différences et indépendances à différentes époques et pays) et parfois, clairement, juste pour passer le temps.
J’ai commencé aussi à stopper les films violents, angoissants, d’horreur (pourtant, j’en ai vu plein des films de zombies :-D) car je me suis aperçue que cela jouait sur mon endormissement et sommeil.
J’avais conscience de cette addiction, cette fuite, mais pour l’instant elle était là. Et un soir, d’un coup, je n’ai plus eu envie d’allumer la tv.
Alors j’ai pris un livre… puis un autre, et encore un autre.
J’ai pris conscience de ma tendance addictive naturelle, cette « fragilité », cette bascule, cette tentation toujours présente, plus ou moins tentante.
D’ailleurs, cela fait partie des sujets que j’aborde que ma chaîne youtube, et je me dis que la lecture….est la plus saine…alors je plonge.
Donc je vais te raconter mes lectures et mes ressentis. Mais promis, il n’y aura jamais de spoil donc tu pourras lire mon avis avant le livre 😀
PS : j’ai une capacité à me connecter à chaque personnage (oui, je pleure facilement devant un film ou un livre) à plonger comme si cela m’arrivait 😀